Nicolas Gaiardo

Tout a commencé le jour où l’entreprise pour laquelle je travaillais est entrée en bourse. En l’espace de quelques jours je venais de toucher du doigt ce monde financier.

Avec un petit portefeuille en poche, je me suis alors jeté corps et âme, sans expérience, dans l’achat et vente d’actions. Rien ne va plus… j’achetais, je revendais, mais malgré tout je n’y trouvais pas mon compte. Les frais de courtage étant assez élevés sur le marché action et avec peu de volatilité.

Je me suis alors essayé sur les conseils d’un « ami » aux produits dérivés à fort levier : les warrants, les turbos… Ce n’était plus la bourse traditionnelle que l’on observe de loin, mais du trading dans ce qu’il y a de plus agressif. Il était possible de gagner et surtout de perdre très vite beaucoup d’argent.
Vers toujours plus de risque

Toujours avide de sensations fortes, après quelques années je sautais le pas sur les marchés CFDs en voulant toujours plus de levier avec moins de capital investi, et donc plus de risque.

J’ai donc fait partie à cette époque de ces quelques personnes dans l’ombre, derrière leur petit écran d’ordinateur scrutant les marchés, et grisés par les belles musiques des sirènes des courtiers. Un bonus par là, une formation gratuite par ci et on m’appelle au téléphone tous les jours…

« Allô ? Monsieur GAIARDO, nous avons tout spécialement pour vous le plaisir de vous faire gagner beaucoup d’argent en vous mettant à disposition un trader professionnel !!!! Mais… Allô !!! »

J’en ai d’ailleurs fait les frais et perdu des sommes importantes, par naïveté et croyance. Eh oui, j’aspire à croire en mes semblables, d’autant plus que je n’imaginais pas un seul instant que dans le milieu de la finance, je puisse trouver des gens indélicats surfant sur la ligne jaune. Certains se reconnaîtront sûrement dans mon parcours.

Il faut bien comprendre que nous sommes en face d’un cocktail de vides juridiques favorisant des sociétés qui n’ont aucune expérience dans le trading ou la finance. Par le biais le plus souvent de marque blanche (white label) et de messages incitateurs et mensongers, à l’image du casino en ligne, ils prospectent des investisseurs débutants pour les ruiner en toute légalité apparente. Ils sont juridiquement intouchables car non présents en France. Internet facilite bien les choses.

Je parle bien évidement de certains courtiers peu scrupuleux qui ont parfois pignon sur rue, en France comme à l’international. Ils se vendent avec une puissance marketing colossale auprès du particulier en prônant les extraordinaires avantages de venir perdre chez eux le plus souvent son petit pécule pour certains et capital pour d’autres.

Mes débuts en bourse auront ressemblé à un parcours du combattant. Sans expérience, ni assez de connaissances sur les marchés financiers, je m’étais lancé trop rapidement. J’ai fait de mauvais choix, poussé par certains courtiers aux méthodes commerciales abusives. Est-ce utile de rappeler que pour la majorité de ces courtiers, leur modèle économique est basé sur la perte du client… ?

Je m’évertue aujourd’hui à vulgariser le trading en bourse. À savoir ce qui se cache derrière un discours et une offre commerciale, séparer le bon grain de l’ivraie. Je questionne des professionnels pour permettre aux débutants de découvrir l’envers du décor, quelles sont les solutions possibles pour réussir et surtout les pièges à éviter.

Traitement des données en cours
Merci de bien vouloir patienter