La banque en ligne ING mise en cause dans le cadre plusieurs affaires pénales

Actualité,International mars 26, 2018 07:50 aucun commentaire

La banque néerlandaise ING est mise en cause dans le cadre de plusieurs affaires pénales depuis 2016, notamment suite à des versements douteux sur ses comptes.

L’étau de la justice se resserre autour de la banque en ligne qui est soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs affaires de corruption et de blanchiment d’argent. ING Direct a récemment indiqué que les autorités américaines lui avaient demandé de fournir des informations sur ses comptes.

Plusieurs versements d’argent suspects sur les comptes de la banque

L’enquête de la justice et des services fiscaux initiée en 2016 vient de prendre un nouveau tournant. Même si toute la lumière a été faite au sujet du « dossier Houston », les administrations gardent un œil sur les pratiques de la banque ING. En 2017, un porte-parole du service de répression des fraudes du parquet néerlandais avait d’ailleurs affirmé que « ces affaires sont l’illustration d’une politique défaillante en matière d’intégrité ».

Les administrations ont remarqué que plusieurs versements d’argent suspects avaient été effectués sur les comptes d’ING Direct. Elles évoquent notamment le versement d’importantes sommes d’argent à la fille du président ouzbek suite à la conclusion d’accords entre entreprises de télécoms. Ce scandale de corruption aurait donné lieu à un procès aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. L’affaire Dos Santos a également été évoquée. Elle révèle le blanchiment d’argent lié au secteur des casinos dans les Antilles. La bonne foi de la banque en ligne pour dénoncer ces transactions à temps est mise en cause. Un autre dossier joue en sa défaveur : le réseau organisé d’évasion et de fraude fiscale à partir d’un trust financier opaque établi à Amsterdam dont auraient profité de nombreuses entreprises européennes. Face à ces multiples affaires, les autorités ont décidé de prendre toutes leurs précautions via la mise en place d’une procédure de « monitoring » qui s’apparente à une mise sous tutelle. Les portefeuilles existants de la banque doivent être prochainement examinés.

De nouveaux éléments attendus

Cette mise sous tutelle devrait permettre aux autorités de déterminer le montant de la transaction qu’ING Direct devra débourser pour mettre fin aux poursuites pénales lancées à son encontre. Ce paiement évitera à la banque en ligne un long procès et un entachement de son image. Si ING n’a pour le moment pas réagi à ces révélations, elle savait depuis plusieurs mois que ces affaires influeraient significativement ses résultats. En effet, lors la présentation de ses résultats annuels en janvier 2018, la banque ING a indiqué que « de nouveaux éléments de l’enquête néerlandaise sont attendus ce semestre », ajoutant également que « les montants des amendes infligées ou les sanctions exigées pourraient être significatifs ».

En 2012, après un accord conclu avec le gouvernement américain, ING Direct avait déjà dû verser la somme de 619 millions de dollars dans le cadre d’un contentieux sur la violation des sanctions économiques. Entre 2002 et 2007, elle avait manipulé ou détruit des informations portant sur près de 1,6 milliard de dollars de transactions effectuées par plusieurs banques implantées aux Etats-Unis avec Cuba, l’Iran, le Soudan et la Libye notamment.

Nicolas Gaiardo

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