La Belgique, pionnière en matière de lutte contre les options binaires

Actualité,International avril 3, 2018 08:00 aucun commentaire

La Belgique affirme son rôle de pionner dans la lutte contre les options binaires et les CFD. En effet, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a récemment annoncé l’interdiction de ces produits.

Le 27 mars 2018, l’Autorité européenne des marchés financiers a précisé que la commercialisation d’options binaires aux investisseurs individuels est interdite. Elle a également annoncé des restrictions sur la vente de CFD (contract for difference). Warning Trading avait été le premier voir le seul site d’information à l’époque à avoir relayé les recommandations de la FSMA  dans le cadre de son initiative d’interdire les Options Binaires en Belgique.

Des produits financiers à hauts risques

Cette nouvelle décision est perçue comme une victoire par Jean-Paul Servais, président de la FSMA, l’Autorité belge des services et des marchés financiers. Il faut rappeler que la commercialisation d’options binaires aux investisseurs particuliers est interdite depuis 2016 en Belgique. « Nous avons été à la pointe du combat. Honnêtement, sans la FSMA, je pense que l’on n’aurait pas abouti à ces résultats. Au début, nous étions un peu seuls. Mais il y a eu ensuite un effet de contagion », explique-t-il au journal l’Echo.

Les options binaires sont des instruments de trading permettant de spéculer sur une très courte durée, quelques minutes ou quelques heures, sur l’évolution d’un titre et avec deux résultats possibles : à la hausse ou à la baisse. Le Trader qui a bien anticipé cette évolution perçoit un gain préalablement déterminé. Mais s’il se trompe, il perd l’intégralité de sa mise de départ à l’expiration de l’option binaire. Les CFD constituent une variante, où l’investisseur perd ou gagne la différence de cours entre l’achat et la vente. Ils comportent ainsi des risques pour les Traders non avertis et doivent être utilisés avec précaution. A cela s’ajoutent les risques liés au trading en ligne, à savoir : le risque de perdre tout ou partie de son capital, le risque de l’escroquerie, l’absence d’information détaillée.

Les restrictions sur les CFD annoncées par l’ESMA prévoient de limiter le recours à l’effet de levier et l’instauration de nouvelles règles en matière de dépôts de garanties et d’appels de marge. L’autorité rappelle que suite à la chute de l’euro face au franc suisse en 2015, de nombreux acheteurs se sont retrouvés endettés.

Des plateformes frauduleuses agissant depuis Chypre et Israël

Ces produits « toxiques » pour les investisseurs particuliers sont vendus par des intermédiaires basés notamment à Chypre et Israël. « Au début, certaines entreprises chypriotes sont venues ici à Bruxelles pour plaider leur cause. Mais je leur ai rapidement dit que cela ne servait à rien », ajoute Jean-Paul Servais. Le président de la FSMA dit avoir fait le nécessaire au niveau européen en mettant la pression sur ces intermédiaires et en portant le débat en Israël. Par ailleurs, plusieurs études ont montré que dans 89 % des cas, les investisseurs faisaient des pertes d’un montant moyen de 10.000 euros.

Si la dernière décision de l’Autorité européenne des marchés financiers représente une belle avancée, la Belgique va encore plus loin en interdisant purement et simplement la commercialisation de CFD avec effet de levier. Le pays interdit également depuis 2016 les produits dérivés sur les crypto-monnaies en rappelant les risques liés à la volatilité du Bitcoin et des autres monnaies virtuelles.

Nicolas Gaiardo

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