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La biométrie comportementale : un nouvel outil pour renforcer la cybersécurité et protéger les particuliers

Actualité, France, International, Vous informer septembre 13, 2019 08:14 aucun commentaire

Les fraudeurs en ligne sont de plus en plus malins et ont toujours une longueur d’avance sur leurs victimes et les mesures de protection de leur système bancaire. Face à cette manipulation de plus en plus sophistiquée et qui touche désormais les particuliers les plus méfiants,  les banques britanniques ont reçu l’ordre des régulateurs financiers de tenter de trouver une solution. Leurs recours ? La biométrie comportementale. Explications.

Qu’est-ce que la biométrie comportementale?

Dans le panorama des technologies de cybersécurité, la biométrie comportementale apparait très prometteuse pour protéger les particuliers des cyber-escrocs. Ici, il est question d’identifier les personnes non plus par qui ils sont (empreinte digitale, reconnaissance faciale et vocale, mots de passe, question secrète, etc.) mais par ce qu’ils font concrètement. 

Il s’agit alors d’enregistrer leurs horaires de connexion, leur temps de connexion à leurs services bancaires ou des sites de commerce en ligne et mesurer également leur déplacement de souris, leur manière de taper sur un clavier ou sur leur fréquence d’appels reçus et émis sur leur téléphone portable ou fixe.

La biométrie comportementale dresse, en quelque sorte, un profil d’interactions de l’usager avec ses technologies de communication.

Avec toutes ces données enregistrées sur le long terme, il ressort un schéma de l’individu expliquant notamment comment, dans des conditions normales, il agit avec son ordinateur ou son smartphone.

À partir de cela, lorsqu’un « biocomportement » inhabituel se manifeste, une alerte est déclenchée via une application dédiée.  Elle peut mettre en alerte l’utilisateur lui même ou, dans le cadre de la prévention de la cyberescroquerie, son conseiller bancaire.

Grâce à ce profil comportemental de l’utilisateur, il peut alors être possible de détecter des signaux subtils derrière lesquels se cachent du stress, de la contrainte et des gestes commandés sous la pression d’une tierce personne.

C’est la concaténation d’un ensemble de signaux faibles qui va permettre d’identifier un comportement « anormal » de l’utilisateur.

Lire aussi : Paiements en ligne, les dérives du système bancaire

La biométrie comportementale : quels acteurs et quels marchés?

Le marché mondial de la biométrie comportementale couvre de nombreux secteurs comme le Gouvernement et Défense, l’Énergie,  la Banque, services financiers et assurances (BFSI), l’Informatique et Télécom, les soins médicaux, la vente en ligne ou encore l’industrie.

Les principaux prestataires de services de biométrie comportementale sont, entre autres, BioCatch, IBM, Nuance Communications, SecureAuth, MasterCard, BehavioSec et ThreatMark.

En Israël, c’est sur ce secteur très spécifique que s’est développée et n’a cessé d’innover Biocatch. Avec désormais une centaine d’employés, l’entreprise créée en 2011 vend ses produits de détection aux banques, aux institutions et à ses clients B to B ou B to C dans le monde entier et notamment en Allemagne, au Japon, en Chine, en Corée du Sud, aux États-Unis d’Amérique et Royaume-Uni.

Lire aussi : Démarchage en ligne : savoir reconnaître la manipulation

Cet articlé a été écrit par Nicolas Gaiardo

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