Une arnaque à la carte de bancaire de grande ampleur circule au Japon

Actualité,International mai 12, 2017 08:11 aucun commentaire

Les escrocs ont dérobé 11,4 millions d’euros retirés en seulement trois heures. Cette affaire récemment révélée au Japon est spectaculaire.

Très organisés et grâce à de nombreux cyber-braquages, les malfaiteurs ont pu retirer 11,4 millions d’euros aux distributeurs en moins de trois heures. Dans cette affaire, les enquêteurs habitués aux escroqueries à la carte bancaire, constatent que le plan mis en place par les escrocs est particulièrement sophistiqué.

14 000 retraits d’espèces effectués en 150 minutes

Tout commence lorsqu’une banque sud-africaine se fait pirater les données personnelles ainsi que les codes chiffrés de ses 1 600 clients. Les malfaiteurs vont se servir de ces données pour faire graver 1 600 cartes de crédit vierges. C’est précisément le 15 mars 2016 que les braqueurs sont entrés en action en opérant de manière simultanée à Tokyo et dans 16 autres villes du pays. Ils effectuent plus de 14 000 retraits d’espèces en 150 minutes, dans plusieurs supérettes équipées de distributeurs de billets, grâce aux données dérobées. Le montant retiré est le maximum autorisé à savoir 100 000 yens, soit 816 euros. Au total, 11,4 millions d’euros sont retirés en liquide.

Ce cyber-braquage inédit a été rendu possible grâce une organisation parfaite. La police japonaise estime qu’il s’agit d’un gang de plus d’une centaine de personnes compte tenu de l’abondance des transactions.

Cyber-braquage : les autorités financières dépassées

Cet évènement de grande ampleur a alerté les autorités financières au niveau mondial. En effet, un cyber-braquage du même genre avait déjà eu lieu au Bangladesh, provoquant une réflexion au plus haut niveau concernant le renforcement de la sécurité des transactions entre les banques centrales. Les pirates avaient réussi à détourner jusqu’à un milliard d’euros en se faisant passer pour la banque centrale du Bangladesh.

Les cyber-casses sont de plus en plus nombreux ces dernières années. Ils sont aussi plus sophistiqués et associés à des montants croissants. Récemment, un autre piratage de données bancaires qui s’est déroulé en Equateur a permis aux malfaiteurs de voler 12 millions de dollars. L’argent avait été transféré par l’intermédiaire du système de transmission international SWIFT. En avril 2016, des hackers turcs avaient même réussi à dérober 1,5 gigabits de données confidentielles appartenant aux clients de la Qatar National Bank.

Une sécurité électronique insuffisante qui doit être renforcée

La liste des fraudes s’allonge et les banques et instances monétaires restent impuissantes. Les problèmes de sécurité électronique ont incontestablement été sous-estimé par les autorités financières. En effet, les organisations sont de plus en plus importantes et les dommages financiers plus concrets.

Ces escroqueries à grande échelle posent également la question de la modernité des distributeurs japonais. En effet, la banque utilisée par les voleurs, la Seven Bank, est l’un des rares établissements qui acceptent les cartes de paiement étrangères au Japon. A cette occasion, Ars Technica avait rappelé que Visa et Mastercard ont jusqu’au mois d’octobre 2017 pour que tous les distributeurs au monde se mettent aux nouvelles normes, à savoir la détection des cartes via les puces.

Nicolas Gaiardo

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