Une énorme escroquerie de 20 millions d’euros entre Nice et Tel-Aviv

Actualité,France novembre 21, 2018 08:12 aucun commentaire

Une gigantesque escroquerie de 20 millions d’euros entre Nice et Israël a été jugée à Nice début novembre 2018. Plus de 3.000 personnes ont été piégées.

Une affaire hors-norme a été récemment jugée par le tribunal correctionnel de Paris. Depuis Tel-Aviv, des escrocs vendaient des espaces publicitaires à des sociétés basées en France. Alors qu’elles croyaient effectuer un unique versement, les entreprises se sont aperçues qu’il s’agissait en réalité d’un prélèvement mensuel !

Une arnaque bien rodée

L’affaire commence à Nice en 2011. Depuis Israël, les deux cerveaux de l’arnaque proposent la vente d’espaces publicitaires via leurs sociétés de référencement à des entreprises, des commerçants ou encore des associations afin de leur donner davantage de visibilité. Ils leur promettent de figurer dans des annuaires professionnels ou sur un site Internet. Convaincus, les clients effectuent un premier versement qu’ils croyaient être le seul. Cependant, ils comprenaient une fois le délai de rétractation passé, qu’il s’agissait d’un prélèvement mensuel.

Les victimes étaient ensuite harcelées pour régler les versements suivants. Les escrocs n’hésitaient pas à se faire passer pour de faux huissiers ou de faux avocats pour les piéger. Les sommes dérobées étaient transférées via des sociétés écrans en Lettonie, en Grande-Bretagne ou en Géorgie, avant de repartir en Israël, entre les mains des deux cerveaux.

Au moins un commerçant niçois impliqué dans l’escroquerie

Le réseau a été démantelé en avril 2016. 27 personnes ont été identifiées et certaines d’entre elles ont été interpellées dont les deux cerveaux arrêtés à l’aéroport de Roissy. Au total, 24 sociétés écrans et près de 30 enseignes de référencement ont été mises en cause. Les deux escrocs géraient une vingtaine de filiales réparties dans toute la France. Ils ont écopé de cinq ans de prison dont trois avec sursis.

L’une des filiales servant de prête-nom était niçoise et a fait l’objet de plaintes déposées auprès du Procureur de Nice en 2011. Le jugement du tribunal correctionnel de Paris indique qu’un homme âgé d’une quarantaine d’années récupérait le courrier aux sièges des filiales et déposait les chèques sur les comptes des sociétés israéliennes frauduleuses.

Cet articlé a été écrit par Nicolas Gaiardo

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