Arnaques financières : passer d’une gestion de crise à une gestion de risques

Arnaque financière: toute l'actualité juin 30, 2016 01:27 aucun commentaire

Avec le nombre grandissant d’escroqueries dans le trading hautement spéculatif en ligne, les efforts des institutions et de Warning Trading sont concentrés, en grande partie, sur la réparation des dommages causés aux victimes. Pour cause : 1656 réclamations ont été déposées auprès de l’AMF en 2015, soit 25 fois plus qu’il y a cinq ans. En parallèle à cette gestion des litiges, il faut aussi parier sur la mise en place de moyens préventifs pour diminuer l’ampleur de ces arnaques financières.

Connaître an amont le profil complet des démarcheurs en ligne

Avec l’expérience grandissante des équipes de Warning Trading, nous nous sommes rendus compte qu’il manquait une brique à notre chaîne, celle de la prévention. Pour ce faire, nous avons mis en place le service Check&Pay pour vérifier, en quelque sorte, « la santé » de l’entreprise qui propose des produits financiers.

Trois options sont disponibles dans le service Check&Pay. Pour 25 euros, une personne qui s’apprête à effectuer un virement via un courtier obtient des informations comme la vérification de son inscription à l’AMF (obligatoire), le contrôle des informations légales de l’entreprise et l’existence éventuelle de litiges en cours ou résolus. A ce premier niveau, cette enquête de base permet de repérer une arnaque, à l’heure où les cybercriminels, souvent basés dans des réseaux à Chypre ou en Israël, rivalisent d’inventivité et de persuasion pour vous faire « avaler des couleuvres ». Si l’investissement est très important, il est possible de souscrire à une offre à 250 euros pour obtenir une enquête plus précise. De plus, nous identifions de manière approfondie tous les dirigeants de la société de courtage. Enfin, une dernière offre, sur devis, permet de réaliser une investigation très fine avec déplacement sur le terrain (à l’international) et une vérification des comptes de l’entreprise de courtage.

Limiter la visibilité des produits à risque sur le net

Comme on le sait déjà, les escrocs du trading attirent leurs victimes à l’aide de publicités qui apparaissent sur de nombreux médias grand public comme Facebook, Twitter D8 ou encore BFM. Même si la lutte contre les sites frauduleux est rendue très difficile pour de multiples raisons (facilité technique pour créer un site, vide juridique, sites non agréés etc…), il est cependant possible de lutter contre leur publicité.

Selon l’AMF, 44 % des nouvelles publicités sur internet sur les placements financiers en 2015 sont des publicités pour le trading très spéculatif. Leur investissement massif dans la publicité sur le web prouve bien que c’est un moyen efficace pour eux d’établir le premier contact avec des victimes potentielles.

Même si loi Sapin 2 qui inclut l’interdiction de la publicité électronique des instruments financiers à haut risque (Forex, CFD, options binaires, produits atypiques) demande encore à évoluer, c’est une première étape qui va très sensiblement faire baisser le nombre de personnes escroqués.

Nicolas Gaiardo

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