Arnaque : les micro-paiements peuvent vous coûter très cher

 

Des surfacturations de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d’euros ? C’est ce que peuvent découvrir certains abonnés d’opérateurs téléphoniques. En effet, les factures de votre mobile peuvent parfois réserver de mauvaises surprises. En cause des services de micro-paiements proposés par la majorité des opérateurs. Internet + est une option de micro-paiement portée par plusieurs fournisseurs d’accès à internet comme Orange, SFR, Bouygues, Free. Ce service, parfois activé par défaut peut vous coûter cher. Warning Trading a souhaité comprendre ce nouveau phénomène qui encore une fois exploite la méconnaissance des utilisateurs.

Des fraudes souvent sournoises

Internet +, SMS + sont des services de micro-paiements proposés par certains opérateurs comme Bouygues, SFR, ou Orange. Ils permettent de payer directement des achats dont le prix est inférieur à 30 euros avec son smartphone sans sortir sa carte bancaire. Ainsi, il est possible grâce à ces services de payer une place de parking, un jeu vidéo directement depuis son mobile. L’utilisation de ces services est en principe confirmée par un message d’autorisation au moment du paiement. Cependant, ce message n’apparait pas tout le temps, d’où la surprise lors de la réception de votre facture.

Avec ces services, de simples vidéos sur Facebook peuvent devenir payantes. En effet, des publications sponsorisées peuvent renvoyer vers des sites hébergeant des vidéos alléchantes sans intérêt mais au final payantes. . Le caractère payant de la lecture de cette vidéo sera évidemment précisé mais en petits caractères de façon à rendre la mention illisible. Cette pratique, très employée pour les arnaques conduit l’internaute à cliquer sur la vidéo sans lui faire comprendre qu’il sera prélevé 1 ou 2 euros par minute de visionnage grâce au service internet +.

Des services activés par défaut par certains opérateurs

Il est facile de se faire piéger lorsque l’on sait que certains opérateurs activent automatiquement la fonction Internet +. C’est ce que font Orange et SFR mais aussi Bouygues qui a dernièrement décidé de désactiver par défaut ce service. Ces arnaques finissent par coûter cher aux opérateurs face aux demandes de remboursement accrues. C’est donc au niveau des éditeurs et prestataires frauduleux que le contrôle doit être effectué.

Une défense collective de la part des opérateurs

Face à ces situations, les opérateurs télécoms qui profitent aussi de ce système en prenant une commission sur le paiement, disent avoir pris en charge le problème. L’Association française du multimédia mobile (AFMM) a été créée par Orange, Bouygues et SFR dans l’objectif de réguler ce secteur et limiter les arnaques. Elle a pour cela établi une liste noire d’éditeurs frauduleux. Les sanctions prononcées par les opérateurs ont triplé depuis 2015 diminuant les plaintes recueillies de 30% chez Orange.

Les opérateurs ont tout intérêt à voir disparaitre ces éditeurs frauduleux qui impactent l’image de leurs services. Le paiement sur mobile suscite aujourd’hui la méfiance récurrente des consommateurs. En effet, seul 20 à 25% des consommateurs disent utiliser leur mobile comme moyen de paiement. Si le gouvernement souhaite encourager ce système de paiement, les banques aussi suivent le mouvement. Ces dernières ont mis au point une nouvelle technologie sans passer par les opérateurs téléphoniques. D’ici fin 2016, les clients des cinq grandes banques pourront ouvrir un compte Paylib et utiliser leur mobile comme moyen de paiement. Apple a quant à lui, développé sa propre solution de paiement en ligne, Apple Pay est en effet disponible en France depuis juillet 2016.

Par ailleurs, le site internet + a publié une charte déontologique destinée aux éditeurs de contenu afin que les conditions tarifaires soient clairement explicites. Cependant, cette règle qui n’est pas totalement respectée ne semble pas améliorer la situation.

Que faire si vous êtes victime du micro-paiement à votre insu ?

Le marché des micro-paiements est à part entière devenu très rémunérateur pour les opérateurs et éditeurs de site. Si vous êtes victimes de ces services et que vous n’avez pas contracté de votre pleine volonté, il est conseillé de contacter directement votre opérateur pour connaitre le nom de l’éditeur qui vous a facturé. Il faudra ensuite joindre l’éditeur concerné pour résilier le service et faire une demande de remboursement des sommes prélevées. Le mieux est de désactiver les services de micro-paiements en allant sur l’espace client pour ne pas que la situation se reproduise.

Vous avez été victime des services liés au micro-paiements sans en être informé ? Faites-nous partager votre expérience.

 

Nicolas Gaiardo

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