Le Dealing Desk, le cœur d’un système sombre

Au premier abord, nous pourrions tous penser qu’utiliser les services de courtiers CFDs, Forex et options binaires est à la portée de tout investisseur. Les campagnes marketing, le discours des vendeurs ainsi que les plateformes de trading ont étés élaborées de manière à ce que le dispositif soit le plus ludique possible. « Pas besoin d’un diplôme en finance pour trader en ligne« .

Cependant, la transparence apparente de ce processus de vente cache en réalité une volonté d’opacifier le système. Les courtiers laissent volontiers croire à l’investisseur une totale impartialité sans conflit d’intérêt. Tout cela est faux.

Le modèle économique d’un courtier CFDs, Forex et options binaires (du moins 95% d’entre eux) est basé purement et simplement sur la perte de leurs clients. Ces courtiers se gardent donc bien de communiquer sur leurs méthodes qui ont conduit à la ruine de milliers d’épargnants pour leur seul bénéfice.

Certes les risques sont mentionnés partout (CGV et Supports) et ils savent bien qu’ils ne sont jamais lu, surtout lorsque le discours du commercial vise à mettre les clients en confiance.

L’amère expérience !

Henri, ingénieur de 48 ans client d’un courtier CFDs l’apprend à ses dépens. Il avait découvert lors de ses prises de positions que le gaz naturel avait un décalage lié à une lenteur de son courtier. Le cours du gaz naturel chez son courtier était en retard de quelques secondes…

Ni une, ni deux, il dépose 1000 euros, exploite la faille et multiplie son capital par 100 !

Chouette !!!?

Malheureusement le Dealing Desk n’a pas tardé à s’en apercevoir et l’a placé illico sous « dealer intervention ». Les positions sont exécutées avec des délais artificiellement rallongés, il avait le message « en attente de la réponse du dealer » sur sa plateforme. Et quand enfin il pouvait ouvrir ou clôturer sa position, c’était systématiquement en perte.

Bilan après quelques jours ? Compte brulé.

Le même processus problématique aurait eu lieu dans d’autres cas :

  • L’utilisation d’un robot
  • Des trades avec fort effet de levier
  • Les scalpeurs (passages d’ordres rapides et fréquents).
  • Ou un investisseur un peu trop souvent gagnant…

Ces quatre types de clients représentent un risque de perte financière nette pour le broker, et c’est ici que le Dealing Desk les détecte et intervient.

Décryptage !

Le courtier est censé afficher un prix et assurer la transmission d’ordres sur le marché. Ce dernier utilise dans ses locaux à l’abri des regards « une table de négociation », en anglais « Dealing Desk ».

Officiellement, le rôle du Dealer est de dégager une marge en utilisant le spread, la différence entre le prix d’achat et le prix de vente. Un prix d’achat légèrement supérieur et un prix de vente légèrement inférieur au cours réel du marché sont donc proposés au client.
Officieusement il y a un énorme conflit d’intérêt entre le broker et le client, et c’est là que le Dealing Desk prend tout son sens. Les CFDs sont bien souvent indexés sur les indices, actions, ou contrats futures selon, mais le courtier préfère ne pas se couvrir.

Il lui est de toute façon très difficile de se couvrir puisque les positions de ses clients sont trop petites pour être réellement transmises sur les marchés financiers. Il doit alors gérer son « book » pour couvrir son risque.
La solution la plus propre est de se couvrir sur le delta entre les positions acheteuses et vendeuses des clients.

En réalité, le book est divisé en deux catégories, le « A book » et le « B Book ».

Le « B book » regroupe les clients perdants sur lesquels le broker n’ira par se couvrir sur les marchés.
De cette façon il encaissera directement les pertes de ses clients.

Le « A Book », et c’est ici que ça devient intéressant, regroupe les clients gagnants (on parle parfois de « flux toxique »).
Le Dealing Desk doit se couvrir sur les opérations de ces clients qui peuvent représenter un risque.

Requotes : « Requotation » rentrent en action.

Pour les arbitragistes, le Dealing Desk prévoit un traitement spécial appelé « dealer intervention » (NN : cela peut aussi s’appliquer aux scalpeurs). Il s’agit ici aussi d’une intervention manuelle. Le client ne peut alors pas sortir ou rentrer en position et reste bloqué pendant une ou plusieurs minutes. Le message sur la plateforme : « en attente de la réponse du dealer ».

En cas de forte volatilité, notamment pendant les annonces économiques, le Dealing Desk peut écarter les spreads, afficher des Requotes ou interrompre la cotation d’un produit.

Provoquer la perte du client

Chaque transaction du client ciblé est traitée manuellement par le dealer, si le marché bouge en la faveur du client, un prix plus mauvais lui est fourni.
Si un stoploss est proche, le courtier pourrait faire en sorte que le cours vienne le toucher.

Le but de cette manœuvre est bel et bien de provoquer la perte du client.

Alternative, la gestion du book et le traitement accordé aux clients à risques peuvent varier d’un broker à l’autre. Il faut cependant garder une chose en tête, l’intérêt du broker prime sur celui de ses clients, et c’est là tout le problème du Forex des CFDs et des options binaires tels qu’on les propose au trader particulier.

Caché au fin fond du site de votre courtier, vous trouverez un document nommé « Politique des conflits d’intérêt » ou on vous expose tous les conflits d’intérêt que peut connaitre le courtier avec ses clients.

 

Nicolas Gaiardo

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