Le sursaut de l’autorité de sécurité israélienne

WT investigation août 4, 2016 15:58 aucun commentaire

 

Après les révélations médiatiques, comment réagissent les autorités de sécurité israélienne ?

Complicité des autorités de régulation israélienne dans une arnaque de trading mondiale, embrigadement des jeunes dans une activité commerciale dépourvue de conscience morale, manipulation des investisseurs mal avertis en ligne… Depuis le début de l’année 2016, les médias israéliens grands publics n’ont cessé de montrer la face cachée du marché international du trading en ligne et… le rôle majeur endossé par leur pays. Après ces révélations, quelles ont été les réactions des autorités compétentes ?

Depuis ces révélations médiatiques dans la presse écrite ou l’audiovisuel, l’autorité de sécurité israélienne ou Israeli Securities Authority (acronyme ISA) durcit progressivement sa politique de règlementation à l’égard des entreprises de courtage online qui sollicite son agrément. Sur les 21 entreprises qui ont demandé une licence, seules 11 ont obtenues gain de cause. Les 10 autres firmes sont toujours en cours d’examen, liquidé ou considéré comme non conforme. Désormais, la fiabilité, le capital, les dirigeants et les méthodes de démarchage commercial sont apparemment analysés avec plus de rigueur.

Une reconnaissance à demi-mot des autorités

En mars 2016, l’ISA qui est censée régulée l’environnement du marché financier du pays, a finalement interdit l’escroquerie des entreprises d’options binaires locales. En d’autres termes, l’industrie des options binaires israéliennes ne peut proposer ses services qu’à des personnes résidant hors de ses frontières. Une première prise de conscience, mais seulement locale…

Très controversée, cette mesure, pour le moins cynique, a été immédiatement dénoncée par certains médias comme « une réalité honteuse » dans laquelle des faux traders israéliens proposent des produits financiers très risqués uniquement aux étrangers et ceci, avec le consentement tacite du gouvernement israélien. « Israël doit être capable de lutter contre les escroqueries quel que soit le passeport des victimes « , a fustigé l’ex-trésorier général de l’Etat hébreu, Yaron Zelekha. D’autres israéliens n’hésiteront pas à révéler que les options binaires ont été coptées par des plateformes de transactions frauduleuses où règnent vendeurs agressifs, trucage des prix et blanchiment d’argent.

Dans ce climat plutôt « électrique », s’ajoute désormais le discours du Président de l’ISA, Shmuel Hauser, prononcée le 7 juin dernier lors de la conférence GLOBES CAPITAL MARKET qui s’est tenue à Tel-Aviv. En ne cachant pas son hostilité vis-à-vis des pratiques douteuses de certains brokers en ligne, il a souligné que « les courtiers sont des prédateurs avec des dents acérées qui sont à la chasse aux investisseurs innocents comme les retraités, les veuves ou les orphelins ». Aussi, le Président de l’ISA n’a pas hésité à mettre en garde les investisseurs en leur rappelant les règles du jeu de ce marché de courtage en ligne : « Même si le processus d’autorisation est validé, le commerce dans ces arènes ne convient pas à tout le monde en raison de son risque élevé. Les entreprises sont la contrepartie des clients et lorsque le client perd, c’est l’entreprise qui en tire tout le bénéfice. ». Même si ces actions et paroles sont encore insuffisantes pour endiguer le phénomène de l’arnaque au trading provenant d’Israël, les autorités ne restent pas dans le déni face aux accusations médiatiques dont elles font l’objet.

D’une manière générale, on peut penser qu’une certaine « volonté » de changer les choses est présente. Maintenant, entre vouloir et pouvoir, la marche peut-être très haute !

Une fraude facilitée par des coopérations multiples

Comme souligné auparavant, l’ISA doit continuer à prendre des mesures nécessaires pour réguler plus drastiquement ses entreprises de courtage locales. Et probablement, à prendre davantage conscience que son implication dans cette économie obscure dessert ses relations politiques avec ses alliés comme les Etats-Unis et la France…

En parallèle, nous pouvons aussi nous interroger sur le droit de regard de l’ISA sur l’ensemble des complices qui facilitent la mise en place des stratégies des faux-brokers. En effet, les spécialistes du référencement, les experts de campagne e-mailing, les concepteurs de site internet et même les banques et les processeurs de paiement travaillent en étroite collaboration avec la plupart des courtiers malveillants israéliens. L’une des missions des autorités de régulation est d’évaluer aussi la fiabilité des prestataires mandatés par les sociétés de courtage. Est-ce bien le cas dans la réalité ? En l’absence de l’intervention des autorités compétentes, les victimes de détournement de fonds ont désormais recours à des procédures judiciaires visant la responsabilité des banques. Le cabinet parisien DELVISO et ANFFREY & DELFOUR, partenaire de Warning-trading et Broker Defense, traite déjà plus d’une centaine de dossiers pour préparer des assignations en justice. Pour avertir davantage les magistrats, l’ensemble des dossiers sera présenté de manière groupée.

Même si les réactions de la part des autorités israéliennes ne sont pas encore à la hauteur du problème soulevé, il est certain que la persévérance dans les révélations médiatiques et les procédures judiciaires va finir par faire reculer l’escroquerie en ligne. Reste à savoir quand !

Nicolas Gaiardo

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