Arnaque dans le milieu du crowdfunding

Arnaque financière: toute l'actualité,France octobre 3, 2016 17:37 aucun commentaire

 

Présentes partout dans le monde, les plates-formes de crowdfunding remportent un succès important. Les plus connues comme « Ulule » et « KissKissBankBank » ont mis en place un fonctionnement permettant d’éviter les arnaques mais ce n’est pas le cas pour d’autres plates-formes où les escrocs sont parfois nombreux.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

Le crowdfunding ou « financement participatif » donne la possibilité à des particuliers, associations ou entreprises de financer leur projet en faisant appel au soutien financier du public via une plateforme web. Il y a donc d’un côté l’épargnant ou désirant investir dans un projet, et de l’autre un porteur de projet qui ne possède pas les fonds nécessaires à sa réalisation. Les financeurs peuvent effectuer trois formes de contributions : un don, une prise de participation aux fonds propres, un prêt avec ou sans intérêt. Les plates-formes prennent une commission sur le montant des sommes récoltées allant de 5 à 12% pour pouvoir fonctionner.

Le crowdfunding : un outil attractif

Le prêt entre particulier est une activité légale qui permet de financer ses projets sans passer par l’intermédiaire d’une banque. Son principe est simple : une fois l’objectif du projet atteint, l’entrepreneur remporte la somme récoltée. En revanche, si le projet n’est pas réalisé, son créateur doit restituer les fonds aux investisseurs. Quelques exceptions existent comme Indiegogo qui permet au créateur du projet d’empocher les fonds avant l’atteinte de l’objectif. La diversité des plates-formes donne une large place aux arnaques, d’où l’importance d’investir via une plateforme sécurisée.

Comment se manifestent les arnaques ?

Le crowdfunding peut rapporter beaucoup d’argent c’est pourquoi il séduit un public large et aujourd’hui plus présent sur ces types plates-formes. Face à cette ampleur, les arnaqueurs en profitent et rodent sur les sites de financement participatif. Que ce soit par mails, petites annonces ou sur les forums, le démarchage fuse et vient à vous avec les avantages qu’il propose à savoir : un projet novateur, aucun apport exigé, pas de conditions de ressources, des taux intéressants.

Les escrocs se cachent souvent derrière ce type de démarchage en annonçant des frais de dossier au montant exorbitant. Dans d’autres cas, l’entrepreneur s’enfuit avec l’argent en disant ne pas avoir les moyens ou la capacité de concrétiser son projet. Cependant, dans la majorité des cas ces arnaques sont prévues bien à l’avance et destinées à tromper le maximum de victimes en un minimum de temps

IMPORTANT – Il faut savoir que le crowdfunding est un placement risqué pouvant vous faire perdre la totalité de votre investissement initial si le projet n’a pas abouti.

Des campagnes qui virent au cauchemar

Le domaine du crowdfunding a connu de nombreux échecs. Parmi eux, le projet lancé par Erick Chevalier pour son jeu de plateau a récolté près de 120 000 dollars. Cependant, le projet n’a pas abouti et l’argent récolté a été utilisé mais pas pour le jeu. En effet, quelques mois plus tard Erik Chevalier a déménagé à Portland, est-ce une simple coïncidence ?

Le projet des paires de lunettes « Eyez » pensées par « ZionEyez » dans l’objectif de diffuser des vidéos en streaming sur Facebook a récolté plus de 340 000 dollars qui n’ont jamais été livrés.

Beaucoup d’autres projets n’ont jamais vu le jour. C’est le cas de Zano, un projet de mini-drone qui a récolté plus de 3 millions d’euros. Les appareils n’ont finalement jamais été livrés et les investisseurs n’ont pas été remboursés.

Ces échecs posent la question de la sécurité concernant les sites de financement participatif en France face aux escrocs.

Une forme de financement récente mais avec une réglementation solide

En France, la réglementation du crowdfunding existe et impose désormais des contraintes importantes pour les structures proposant des plates-formes de financement. Celles-ci sont en effet soumises à des règles prudentielles et de contrôle de la qualification des investisseurs. Un décret entré en vigueur en 2014 énonce les mesures en faveur d’une meilleure information du contributeur. Ce qui signifie que les plates-formes devront prévenir de façon plus claire le contributeur sur les risques qu’il encoure en mettant à sa disposition une aide à la décision et en lui permettant d’évaluer les pertes potentielles liées au projet.

Dans l’objectif de consolider la transparence dans ce domaine, les assurances ont été amenées à y participer. Leur rôle est par exemple, de garantir contre les défauts de paiement sur les plates-formes via une assurance-crédit pour les investisseurs.

Malgré les échecs qu’a connu le crowdfunding, tout semble mis en œuvre pour protéger les e-donneurs. Cependant, la réglementation ne peut pas éviter toutes les arnaques. Il est donc nécessaire de rester vigilant avant d’investir dans de tels projets.

 

Nicolas Gaiardo

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