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cliken-web.com, biim-com.com et avis-go.com: faux avis et vente one shot (LLD)

cliken-web.com et biim-com.com

Toutes ces sites appartiennent au même groupe d’entreprises qui proposent du louage de site internet via des contrats sulfureux. Elles ont également recours aux faux avis.

Pour résumer l’article :

Notre article expose les pratiques douteuses associées à la location longue durée (LLD) dans le cadre des contrats de services web, illustrant les risques que ces contrats peuvent comporter pour les consommateurs. Bien que le contexte principal concerne la location de sites web, les problématiques et termes utilisés peuvent être transposés à la LLD classique de biens, telle que les véhicules ou équipements.

La LLD, ou leasing, est une solution de financement permettant aux clients de bénéficier d’un produit pour une durée déterminée. Contrairement à l’achat classique financé par crédit, la LLD n’entraîne pas la propriété du bien à la fin du contrat, mais propose plutôt une option de renouvellement ou de restitution. Les mensualités ou loyer payés incluent souvent les options associés comme l’assurance et l’entretien, faisant de la LLD une option apparemment sans souci.

Cependant, l’article met en lumière les côtés sombres de certains contrats de LLD, particulièrement ceux qualifiés de « sulfureux » ou « financiers hors établissement ». Ces contrats peuvent induire en erreur les consommateurs par leur manque de transparence et leur présentation comme des solutions de financement avantageuses. Le besoin de trésorerie est souvent évoqué comme une raison impérieuse justifiant le recours à la LLD, mais cela peut cacher des conditions défavorables et des coûts cachés.

Des témoignages de clients mécontents révèlent que les avantages promis, tels que le soutien technique et le SAV, ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Les faux avis et la revente précipitée des contrats à des tiers, comme illustré par l’implication de la société Locam, soulignent les pratiques trompeuses et la fraude organisée autour de certains contrats de LLD.

L’article conseille aux consommateurs d’être vigilants lorsqu’ils envisagent une LLD. Il est crucial de lire attentivement les termes du contrat, de comprendre toutes les implications financières, y compris le total des mensualités, l’apport initial, les options en fin de contrat, et de s’assurer que le prix total reflète un bon rapport qualité-prix. Les clients devraient également examiner les solutions alternatives et considérer si un achat classique ou une autre forme de crédit pourrait être plus avantageuse à long terme.

En conclusion, la LLD peut offrir des avantages significatifs, comme des paiements mensuels inférieurs et la commodité d’un paquet tout inclus. Néanmoins, les consommateurs doivent aborder ces contrats avec prudence, s’armer de connaissances et être prêts à contester les conditions qui semblent injustes ou trompeuses. L’article met en garde contre les escroqueries et encourage les victimes à partager leurs expériences pour aider à prévenir les pratiques abusives dans le secteur de la LLD.

Un impérieux “besoin de trésorerie” fait intervenir Locam

A l’origine: un client mécontent. Il est démarché par une représentante de Cliken Web qui lui propose de booster son référencement. Et par là, son chiffre d’affaire. L’accord est signé. La représentante commerciale vante des logiciels brevetés uniques et efficaces (voir le dépôt à l’INPI) développés par l’enseigne. Le client découvre qu’une tierce partie s’est invitée : la société Locam. Cette filiale du Crédit agricole a une réputation sulfureuse. Elle s’est spécialisée, entre autre choses, dans les “locations financières hors établissement en vente one shot” (LLD). Le client va découvrir à ses dépens ce que cela signifie.

cliken web locam leasecom grenke
Extrait du contrat de location. Il fait intervenir Locam ou Leasecom ou Grenke pour gérer des “besoins de trésorerie)

Il ne se méfie pas. Comme la plupart des consommateurs et jeunes entrepreneurs, il n’est pas un spécialiste. Il n’a pas le temps de lire et comprendre toutes les stipulations dont d’ailleurs, seul un juriste aguerri pourrait réellement comprendre les implications. Sans doute fait-il confiance à la puissance publique pour protéger les consommateurs et réglementer des contrats dont une partie est bien plus vulnérable que l’autre. Il demande malgré tout des explications à la femme qui lui a vendu ce service. Celle-ci met en avant un obscur “besoin de trésorerie”, qui rendrait indispensable le recours à cette tierce partie, Locam. D’autres victimes nous ont rapporté exactement la même approche. Nous avons contacté cette ancienne employée qui a cependant refusé de nous répondre.

Le client est très déçu mais trop tard : il ne peut pas rompre le contrat…

Quand il découvre le site internet et le SAV, le nouveau client déchante rapidement. Le site est bas de gamme. Il s’agit d’un template, c’est-à-dire un modèle dupliqué à l’infini et dont on a simplement un peu changé les couleurs et l’apparence. Il le reconnaitra plus tard en découvrant les sites loués à d’autres clients. Le backoffice, c’est-à-dire l’interface qui permet de gérer le site, est simplissime. Il découvre que son site intègre un service permettant de laisser des avis : avis-go.com.

Comparaison de quatre exemples de sites créés pour des clients.

Mais il découvre bientôt qu’il s’agit systématiquement de faux opinions, évidemment positifs et de mauvaise foi. Sur les sites que Cliken loue, l’utilisateur ne peut pas laisser d’opinion. C’est l’administrateur qui les crée à sa guise. Parmi les auteurs de ces faux, nous avons même trouvé le nom d’un employé de l’entreprise.

Sur le backoffice, un utilisateur nous montre comment créer et modifier un faux commentaire.

Quand le client mécontent se rebiffe et envisage de rompre le contrat, il découvre que dès après la signature, Cliken Web s’est empressé de revendre son contrat à Locam, la fameuse société chargée de combler un “besoin de trésorerie”. Ce qu’il découvre, c’est la fraude massivement organisée autour des “locations financières hors établissement en vente one shot” (LLD) qui fait des ravages en France et encombre massivement les tribunaux.

Pourquoi les avis sur Cliken et biim-com sont frauduleux?

Sur internet il découvre des centaines de témoignages semblables au sien, accolés à des témoignages étrangement positifs à l’endroit de Cliken Web. Mais quelque chose ne tourne pas rond. Ces opinions positifs sont étrangement stéréotypés. Ils se ressemblent de façon carricaturale. Les auteurs d’avis négatifs sont toujours des prénoms ou des pseudonymes anonymes. Les vrais auteurs, eux, sont presque toujours des noms entiers ou des entreprises facilement identifiables. Comme s’ils tenaient absolument à être identifiables. Certains en profitent pour critiquer ouvertement les concurrents de Cliken, comme Solocal on Incomm, dont la réputation n’est pas beaucoup plus reluisante…

Exemple de faux laissé par un vrai client dont l’identité a été usurpée et qui critique la concurrence: Solocal et Incomm.

Puisque les auteurs de ces opinions positifs sont assez facilement identifiables, ce client mécontent décroche son téléphone et commence à les appeler un par un. En moins d’une heure, il comprend que l’identité d’au moins trois vrais clients de Cliken Web à été usurpée pour placer de faux commentaires positifs au bénéfice de l’entreprise. Mais aucun d’entre eux n’est satisfait, contrairement à ce que les opinions affirment. Qui a bien pu laisser ces faux commentaires positifs hormis Cliken Web?

Nous avons pu échanger avec l’un de ces clients dont l’identité a été usurpée. Furieux, il a mis en demeurre Cliken Web de le retirer. L’entreprise lui a répondu qu’il s’agissait d’une tentative d’arnaque et nié en être à l’origine. Qui aurait disposé du fichier client de Cliken Web pour mettre de faux avis positifs sur Cliken à leur place à part Cliken ? Un ancien salarié ? Un voleur de fichier clients ?

“Fini les faux avis”? Alors pourquoi les cadres de Cliken laissent de faux avis ?

Nous avons tenté de contacter l’entreprise pour savoir si elle est à l’origine de ces usurpations d’identité de ses propres clients. Mais elle n’a jamais daigné nous répondre. Un silence qui n’a pas semblé surprendre ceux de ses clients auxquels nous avons parlé. S’il n’est pas possible de prouver que Cliken est à l’origine de ces faux bons avis de la part de ses propres clients, nous avons découvert que des employés de l’entreprises ont bien rédigé des faux en leur propre nom.

Il s’agit par exemple de Sébastien Solla, actuellement “président chez CW GROUP” et ancien de Cliken, de CW Production et de RSF Com, toutes des entreprises du même groupe. Il est aussi l’un des co-inventeurs du fameux logiciel breveté pour améliorer le référencement naturel.

Sébastien Solla cliken
Deux avis positifs laissés par Sébastien Solla pour contrer le bad buzz des clients mécontents…

Il s’agit encore de Jessy Tiene, directeur régional chez Cliken Web Pro et que l’on retrouve parmi les commentaires, forcément positifs, sur le site d’un client de Cliken.

Jessy Tiene Cliken
Parmi tous les faux avis laissés sous les sites des clients, on retrouve un employé de la société.

Or, le slogan de d’avis-go, c’est justement: “fini les faux avis”. L’usurpation d’identité est punie d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. La diffusion de fausse nouvelle est punie de 45 000 euros d’amende.

Avisgo prétend mettre fin aux faux avis. C’est en réalité un outil conçu pour créer de faux avis.

Une société qui pratique la vente “one shot”

Le modèle de cliken-web.com, biim-com.com c’est ce que l’on appelle les “locations financières hors établissement en vente one shot” (on dit aussi plus largement location longue durée ou LLD).

En effet, cliken-web.com et biim-com.com pratiquent ce types de contrats sulfureux, dont beaucoup de clients ont à se plaindre. Beaucoup d’entre eux ont été obligé de trouver un avocat pour se défendre. Certains ont été obligé de mettre la clé sous la porte uniquement à cause de cela. Ils génèrent énormément de contentieux qui encombre actuellement les tribunaux français. Pour découvrir l’ampleur de ce contentieux lié à ces agences et très abondant, vous pouvez consulter cet article édifiant.

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Contrat financier ou louage standard, y a-t-il une confusion?

Le contrat de location financière hors établissement en vente one shot, souvent appelé “location longue durée” (LLD), comporte plusieurs éléments distincts. La terminologie “location financière” vise à le présenter comme un produit financier plutôt qu’un louage classique, potentiellement échappant aux régulations du Code de la consommation.

Le terme “hors établissement” indique que la démarche se fait en dehors des locaux de l’entreprise du démarcheur, avec des protections spéciales pour le consommateur. “One shot” souligne la vente en une seule visite. La LLD, critiquée pour des tarifs potentiellement trompeurs, diffère des contrats de location avec option d’achat relevant du Code monétaire et financier.

Le contrat traditionnel offre des garanties légales, notamment un droit de rétractation de 14 jours avec formulaire obligatoire. Les contrats de location financière sont exclus des protections du code de la consommation, mais des entreprises de leasing tentent de les faire passer pour des services financiers, contournant ainsi les garanties légales.

La Banque de France précise que la location longue durée (LLD) n’est pas un service financier. Malgré cela, certaines sociétés cherchent à déjouer les règles en présentant leurs contrats de location comme des services financiers devant les tribunaux, contournant ainsi les protections prévues par la loi.

Sur internet, des clients se présentent comme victimes

Le témoignage que nous avons reçu est, comme nous l’avons évoqué, corroboré par d’autres, nombreux, déposés sur internet, qui semblent accuser sans ambage l’offre d’arnaque et se présente comme victime. Ils cohabitent cependant avec des avis et commentaires positifs.

“Ils vous démarchent, vous promettent monts et merveilles mais derrière ils n’ont quasiment aucune compétence technique, vous pondent un site très laid, dont les textes sont écris par une intelligence artificielle. Le site ne vous appartient même pas”, peut-on ainsi lire sur le site Trustpilot.

Avis laissé sur Trustpilot à la date du 3 décembre 2023 par un internaute client.

Ou encore“Nous engage à l’insu de notre plein gré à un contrat tripartite, incluant une société de location financière, avec aucun moyen de s’en sortir. Le service est basique, voire médiocre pour un coût XL”, à propos de l’autre site.

Avis laissé sur Trustpilot à la date du 14 juin 2023 par un internaute qui se dit victime.

A qui appartiennent cliken-web.com et biim-com.com?

biim-com.com propose le même type de services que cliken-web.com.

Cliken-web.com appartient à la société Cliken Web Pro (Cliken web). Cette entreprise appartient à Christopher Bates et à Gabriel De Gigord.

Christopher Bates a fait partie de l’armée américaine où il a atteint le rang de capitaine. Rendu au civil, il a travaillé trois ans et demi chez Uber.

Extrait du registre du commerce et des sociétés.

Biim-com.com appartient à l’entreprise RSF Com. RSF Com appartient aux mêmes: Christopher Bates et Gabiel De Gigord.

Extrait du registre du commerce et des sociétés.

Ces deux entreprises sont cependant dirigées par une autre entreprise, December Digital qui appartient également à Christopher Bates et Gabiel De Gigord.

Cependant, December Digital est également dirigée par une autre entreprise, Montclar Invest. Montclar Invest appartient entièrement a Gabiel De Gigord, qui la dirige également.

Chaque société est domiciliée à Limonest, le berceau du groupe, non loin de Lyon.

Christopher Bates et Gabriel de Gigord sont également liés aux entreprises CW Production et December Transmission, qui a cependant été radiée du registre du commerce en 2023. CW Production est impliquée dans l’entreprise CW Invest

La société Cliken Web Pro est également le propriétaire légale du site avis-go.com.qui lui permet de faire apparaître des avis d’utilisateurs sur un site. Il s’intègre dans le backoffice des sites des professionnels. Il permet à l’éditeur du site de créer lui-même un commentaire d’appréciation via ce back office. Un utilisateur nous en a montré le fonctionnement.

Vous avez eu affaire à l’un de ces sites web d’agence? Vous cherchez des informations sur ces contrats? 

Vous avez signé un contrat de ce type? Vous louez un site de référencement pour améliorer votre SEO ? Vous vous demandez si vous avez affaire à un contrat de louage financière ou à un contrat de louage classique? Êtes vous satisfait par les offres et le suivi de l’agence? Le droit est-il respecté?

Envoyez-nous un message ou laissez un commentaire sous cet article pour nous dire comment votre contrat de référencement est exécuté.

Le type de contrat proposé pour améliorer la communication et la SEO de ces clients fait porter des risques sur chaque client qui risque d’être victime de contrat de location financière. Faites-nous part de votre expérience.

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Attention! Des escrocs se font passer pour Warning-trading.com

Nous sommes régulièrement contactés par des victimes d’arnaques qui nous racontent avoir reçu un appel de notre part. Il s’agit en réalité de personnes qui usurpent l’identité de Warning Trading. Leur objectif est généralement double: essayer de prendre encore un peu plus d’argent à leurs victimes par la technique de la fausse récupération de fonds et se venger de notre site internet qui fait beaucoup de mal aux escrocs. Nous faisons régulièrement face à nombre d’attaques de toutes sortes.

Nous ne somme pas une agence de récupération de fond et nous ne récupérons pas les données personnelles de nos lecteurs. Nous ne proposons aucune offre financière. Nous nous finançons uniquement par la publicité pour des acteurs juridiques, c’est-à-dire essentiellement pour permettre à un lecteur d’entrer en contact avec un avocat et de bénéficier d’un accès au droit et faire respecter ses droits et se défendre d’une arnaque.

Méfiez-vous car si êtes ou si vous avez été victime d’une arnaque, les escrocs disposent de vos données personnelles et ils n’hésitent pas à vous démarcher pour vous proposer une nouvelle arnaque. Le traffic de données personnelles est un vrai business dans l’industrie de l’arnaque et nous l’avons constaté à de nombreuses reprises. Vous devez donc vous méfier du moindre message reçu qui ne s’expliquerait pas autrement que par un vol de données.

L’arnaque à la récupération de fonds consiste à faire croire à des personnes déjà victimes d’escroquerie qu’il est possible de récupérer leurs fonds… contre un peu d’argent. Pour les escrocs, c’est juste une façon de maximiser leurs gains. On appelle aussi cela la “retape”, les “recovery room” ou encore l’ “arnaque dans l’arnaque”. Alors si vous êtes contactés de cette manière, ne donnez pas suite ou collectez un maximum d’informations en jouant aux imbéciles pour les publier dans un commentaire sous l’un de nos articles.

Si nos articles vous sont utiles, retrouvez nos autres appels.

Philippe Miller

Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

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